10, avenue de la division Leclerc
91430 IGNY
tél : 01-69-35-15-00
fax : 01-69-41-85-72
legthp@saintnicolas-igny.org
vie scolaire : 01-69-35-15-02 viescolaire@saintnicolas-igny.org
Le voyage raconté et illustré en photos jour après jour :
- Arrivée à Berlin avec une heure de retard en raison d'une grève des personnels en charge des bagages à Roissy. Une dizaine d'élèves allemands nous attendent à l'aéroport. Mais pour l'instant nous sommes toujours séparés par une glace dans l'attente de nos bagages. Quelques minutes plus tard les premiers contacts (timides) ont lieu. La plupart des élèves allemands parlent français ce qui rassurent beaucoup certains des élèves français. A présent, en route pour 3h de bus avant l'arrivée à Brand-Erbisdorf où nous retrouverons les autres élèves allemands au lycée. Une fois que tous les élèves français ont trouvé leur famille d'accueil nous les laissons pour un week-end en famille..
- De retour de week-end, les impressions sont unanimement positives. Pas un seul élève pour se plaindre de son sort, bien au contraire. Entre les week-ends à Prague, les repas au restaurant, les visites diverses et variées, tout le monde semble apprécier son séjour. Seuls deux élèves ont un petit souci : ils sont malades. Nausées, vomissements... tout ça devrait rapidement rentrer dans l'ordre.
Avant de commencer la journée d'activités, une bonne nouvelle de plus, l'élève qui avait oublié son sac à l'aéroport avec son passeport et les cadeaux pour sa famille, pourra les récupérer à notre retour à Berlin en fin de semaine. Nous commençons donc par une visite du lycée organisée par les élèves du cours de français. Nous pouvons ainsi constater que les moyens en matière de terrain de sport sont nettement supérieurs à ce que nous pouvons trouver en France, par contre notre avance en ce qui concerne l'informatique est flagrante. Les cours ne durent que 45 minutes et la sonnerie qui annoncent le changement de salle est d'une douceur agréable.
Nous continuons par la visite de la cantine, agrémentée par une distribution de gâteaux réalisés par les élèves. La cantine en comparaison du nombre d'élèves (plus de mille) est minuscule mais de toutes façons la manière de se restaurer n'est pas du tout la même qu'en France. La journée débutant à 7h40 pour finir aux alentours de 14h, les élèves sont plus adeptes du panier pique-nique de milieu de matinée. Nos élèves sont d'ailleurs déjà tous équipés d'une petite boîte contenant divers sandwichs et fruits.
Après une petite pause nous nous dirigeons vers le bus qui nous amènera à la mine que nous devons aller visiter à présent. Une fois sur place nous sommes équipés de haut en bas comme de vrais mineurs (voir photos ci-dessous). La visite débute par une descente en ascenceur (jusqu'à -150 mètres) qui commence à mettre à l'épreuve les nerfs de certains. Nous nous engageons ensuite dans les différents couloirs qui au fil de notre avancée vont nous faire remonter dans le temps : plus ils deviennent étroits et bas et plus nous avançons dans le passé (l'exploitation de cette mine a commencé il y a plus de cent cinquante ans).
Quand à la fin de la visite le guide nous explique que les enfants commençaient à y travailler à l'âge de 12 ans, jusqu'à 8h par jour et 6 jours par semaine, on ne peut que comprendre la dureté de ce travail ; nous, qui après seulement deux heures de visite, avons mal au dos, sommes fatigués de porter nos lampes et n'avons pas trouver de toilettes ! Une de nos élèves est restée malgré tout courageuse, en réalisant l'ensemble de la visite, malgré une claustrophobie flagrante mais maîtrisée à force de volonté. Et encore une fois nous ne pouvons que nous féliciter du comportement de l'ensemble du groupe.
La journée de Mardi commence par une nouvelle rassurante : les ennuis de santé des premiers jours se sont envolés. Nous sommes à présent tous parés pour une journée de visite à Dresde. Après une heure de bus nous nous retrouvons au coeur de cette ville qui fût entièrement détruite à la fin de la deuxième guerre mondiale (pour la date précise voir le texte d'Anne-Sophie ci-dessous !) Cependant, avant de voir à quoi elle ressemble plus de 60 ans après sa destruction, nous allons d'abord la découvrir telle qu'elle était en 1756.. (pour une description détaillée voir le lien et cette vidéo).
A présent laissons la parole à Anne-Sophie qui, sur le chemin du retour, nous a écrit ces quelques mots : Reprenons le fil du récit après notre retour de la mine. Certains élèves sont restés à Freiberg sous la pluie en attendant leur correspondant allemand. D'autres sont rentrés au lycée en bus avec les professeurs. Quelques minutes plus tard, les élèves de Freiberg ont retrouvé leur correspondant et ils sont allés au restaurant au centre ville. Il était 15h30. Nous nous sommes restaurés et nous nous sommes occupés jusqu'à 6h du soir. Ensuite chacun est rentré dans sa famille. Nouveau repas puis repos bien mérité. Quelques messages envoyés en France. Douche. Discussion avec ma correspondante en français.
Lendemain matin. Réveil à 6h15. Petit déjeuner (2 tartines de nutella et jus d'orange). Départ vers le lycée avec le bus aux alentours de 7h15. Arrivée au lycée à 8h. Ensuite départ pour Dresden (1h30 de transport). Visite de la ville avec des commentaires en anglais et en français de la part des élèves allemands. Ensuite j'ai embêté Mme Möhl qui ne connaissait pas précisément la date du bombardement sur Dresde. En Février 1945. (Et là Mme Möhl intervient : je me permets de réctifier cette légende : je connaissais précisément la date, mais j'ai en effet eu un court instant d'hésitation...attention la moyenne d'histoire peut être modifiée à tout moment avec la collaboration de mon collègue M. Thévelin! Je tiens personnellement à préciser que mon professionnalisme m'interdira de telles pratiques...se défend ce dernier. A toi Anne-Sophie !)
Enfin je retrouve ma liberté de parole ! Donc ensuite nous avons eu un long temps libre durant lequel nous avons pu manger, faire les boutiques et profiter du retour du soleil avant notre propre retour au point de rendez-vous (l'Opéra de Dresden) à 16h. Quelques uns sont en retard mais finalement ils ont fini par retrouver leur chemin. (Anne-Sophie).
Photos de la journée à Dresden :
Aujourd'hui, mercredi 9 avril, c'est au tour de Soraya de vous raconter sa journée : Retour de Dresde. Descente du bus. Ingrid me fait signe. Il est temps de rentrer. Un dernier coup d'oeil vers Anne-Laure, une petite larmouillette en pensant à toutes ces longues heures qui séparent nos retrouvailles du lendemain, et me voilà à bord de la voiture du père de ma correspondante, en (très bonne) compagnie de cette dernière, de Marine et de sa propre correspondante, Nancy qui, comble de joie, logent dans le même village que nous. Une fois nos passagères (clandestines) déposées devant chez elles, nous prenons la direction inverse pour nous rendre au cours de flûte traversière d'Ingrid. En effet, cette dernière est une talentueuse flûtiste et ses parents ont tenu à ce que j'assiste à ses performances musicales. C'est donc avec enthousiasme que je patiente le temps du trajet, dans l'espectative de ce qui m'attend. Quelle n'est pas ma surprise de découvrir que son professeur de flûte, une dame réputée pour ses cours de qualité (d'après le père d'Ingrid), semble appartenir au sexe opposé. Elle fume comme un camion et ne parle qu'allemand, mais elle s'avère être une bonne flûtiste et un très bon professeur. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses... Le père d'Ingrid me raconte l'histoire de la région ; il me parle du château que nous devons visiter le lendemain, et me narre une anecdote le concernant survenue dans la prison de celui-ci. Nous finissons la soirée en famille, et la possibilité d'envoyer un mail à mes parents ne fait que renforcer le sentiment de contentement d'être ici, en Allemagne (et je me retiens d'ajouter : « tandis que d'autres travaillent dur »).
La porte de la chambre s'ouvre, un raie de lumière passe et me fait ouvrir les yeux. C'est la mère d'Ingrid qui vient nous réveiller. Il me faut quelques secondes, le temps de me resituer une fois de plus dans le contexte (oui, je ne suis pas dans ma chambre, je suis en Allemagne, et ce depuis plus de deux jours, je ne vais pas pouvoir parler français pendant encore un bon moment, seul l'anglais est de rigueur ici, il faut que je me lève, je ne dois pas les mettre en retard, vite) et me voilà debout, un peu chancelante mais debout, et prête malgré tout à entamer une nouvelle journée ici, en Germany. Le petit-déjeuner passe mal (je ne supporte toujours pas la vue et l'odeur de charcuterie au réveil), mais il faut manger : la journée va être longue, et il n'est que 6h. Passage rapide par la salle de bain, je cours quasiment pour être dans les temps, mais voilà que la mère d'Ingrid nous annonce qu'il n'est pas nécessaire de prendre le bus aujourd'hui, et que nous avons donc une heure de plus qu'à l'accoutumée. Un peu amer, je retire mon manteau et pose mon sac, me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de ce temps supplémentaire. J'irais bien me recoucher, mais la politesse me l'interdit. J'ai ainsi droit au film des vacances en Australie qu'Ingrid et sa famille ont fait en 2004, avant de devoir faire le chemin jusqu'au point de rendez-vous à pied. Heureusement que j'ai mangé.
La matinée se passe plutôt bien. Le tour régional prévu commence par la visite d'un atelier de fabrication de petites figurines en bois typiques de la région et vendues dans le monde entier (à des prix exhorbitants, ce que les professeurs omettent ciemment de nous signaler). Tout le monde est impressionné par la vue des tours à bois en action et des petites mains au travail, et chacun veut déjà son petit rêne ou son mouton faits main. Néanmoins, le prix des pièces a tôt fait de refroidir le groupe.
On remonte dans le car ; direction : la piste de luge d'été ! Qui s'avère inaccessible : en raison de la pluie qui est tombée cette nuit, il est dangereux d'emprunter les luges ; nous devons attendre que la piste sèche. Râlage général, et pour cause. A la place est organisée une petite randonnée pédestre à laquelle certains participent sans grand enthousiasme. Finalement, la piste est sèche, et tout le monde peut s'élancer du haut de la montagne, tels les grands enfants que nous sommes restés. Nous garderons en mémoire l'épisode mémorable des élèves français faisant mumuse sur les jeux réservés aux petits allemands.
Nous enchaînons avec la visite du fameux château et des musées qu'il renferme. Tandis que certains partent en apprendre plus sur l'histoire de la moto, je m'engouffre avec la majorité du groupe dans la prison, d'où je ressors horrifiée par la torture du moyen-âge.
Malheureusement Soraya n'a pas eu le temps de terminer son récit trop occupée qu'elle était à admirer ses camarades jouant au bowling. Elle a par ailleurs réussi l'exploit, pendant les trois heures qui nous étaient allouées pour cette activité, de ne pas lancer une seule boule. Le bowling on aime ou on aime pas. Soraya, elle, elle n'aime pas ça. Heureusement pour nous, elle était semble-t-il la seule. Comme vous pourrez en juger sur les photos ci-dessous.
Jeudi 10 avril. Nous passons la journée au lycée afin de mettre la touche finale aux préparatifs du spectacle de ce soir. La journée est également consacrée à la réalisation de différents plats et salades typiquement français. La journée passe vite, les répétitions et l'installation du matériel sont assez laborieuses, l'achat et la préparation des aliments prend beaucoup de temps malgré les nombreuses petites mains qui oeuvrent au bon déroulement des choses, mais finalement tout est terminé dans les temps.
Aujourd'hui Jeudi 10 Avril, 6éme jour de notre escapade dans le pays de la biére. Temps pluvieux (comme d'habitude), quelques élèves profitent des équipements sportifs en attendant le restent du groupe. Il est 9h30. Tout le monde s'activent pour préparer la soirée musicale et culinaire. Le groupe est divisé en trois ateliers différents (cuisine, courses et musique). Tout cela permet d'allier vitesse et qualité. L'heure du repas de midi a sonné, au menu spaghetti bolognaise. (Adrien)
A 13h15, tout le monde est réuni afin d'organiser les répétitions et la préparations des repas. Suite à cette rencontre, un temps libre est mis en place jusqu'a 15h certains élèves en profitent pour se reposer d'autres visitent la ville. Après nos diverses activités nous nous mettons à la cuisine tandis que d'autres préparent des danses ou encore leur musique. En cuisine, tout le monde travaille activement : lavage de salades, coupage de cornichons ou encore épluchage de pommes. Tout s'enchaîne rapidement, pour atteindre la perfection (tout en prenant compte notre niveau de cuisine...). Les salades, les canapés sont enfin terminés. Une petite visite s'impose aux autres activités. Nos danseurs ont l'air plus au point qu'en début de matinée. Malgrés quelques problèmes techniques (manque de micro), nos musiciens s'en sortent plutôt bien.
Nous faisons entrer les Allemands dans la salle, puis nous commençons la mise en place de celle ci. Le barbecue est mis en route et nous sommes enfin près à accueillir les parents de nos correspondants. Après une longue attente, le buffet est enfin ouvert. Nous profitons de cette occasion pour fêter l'anniversaire de Nasser, connaissant son incroyable gourmandise, nous nous sommes cotisé pour lui acheter des chocolats. Nous faisons nos remerciements aux 4 professeurs (Non, non, "accompagnateurs", si on prend en compte que Mr Thevelin est responsable informatique). La soirée débute... Chloé prend place au piano et Jean- Emmanuel présente notre film. Par la suite nos danseurs entrent en piste puis Alexandre fait son show, encouragé par tous les spectateurs. La présentation française se termine par une extraordinaire prestation musicale de Nicolas, Etienne et Stanislas. Lors de la quatrième chanson nous les rejoignons afin de chanter tous ensemble "L'hymne de nos campagnes" (même Mme Möhl a plus ou moins chanté...(et dansé)).
Finalement les Allemands ont aussi préparé quelques chansons et morceaux instrumentaux. Ils terminent d'ailleurs par la célèbre chansons "Aux champs d'Elysées" et demandent l'intervention des Français pour les accompagner.
Aux plus grand désespoir des français, la soirée prend fin très tôt 20H15 ("au lit les enfants..."). Sur le chemin du retour ma correspondante m'informe d'une soirée organisée pour le lendemain, où nous seront réunis entre "jeunes". (Mme Möhl et Anne-Laure)
Après une journée au lycée où les élèves ont pu assister à différents cours et faire du sport avec les élèves allemands, dernère soirée en famille avant une dernière journée à Berlin. Puis samedi en fin d'après-midi, retour vers la France.
Présentation de la journée à Aix-la-Chapelle du 17 décembre
La ville d'Aix-la-Chapelle, située aux confins de la Belgique et des Pays-bas, compte 259 000 habitants. C'est la ville la plus occidentale d'Allemagne, localisée dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Rapprochant tradition et progrès, elle constitua pendant près de 50 ans la ville centrale du puissant empire de Charlemagne, monarque qui marqua chacune de ses rues, notamment en érigeant la célèbre chapelle qui donna son nom à la ville. Ce monument, premier de la liste des monuments culturels du monde de l'UNESCO représente le coeur de la vieille ville, avec l'hôtel de ville qui vit le couronnement de 32 rois.
Aix-la-Chapelle se présente cependant comme une ville ouverte et moderne, dont les contacts politiques, économiques et culturels vont bien au-delà des frontières nationales. Elle constitue en effet la première région économique transfontalière créée en commun avec la ville néerlandaise de Heerlen. Marquée violemment par les deux conflits mondiaux, en particulier par le second, Aix-la-Chapelle constitue néanmoins un des exemples les plus remarquables d'une restructuration réussie qu'illustre à merveille la mutation de son industrie minière et ancienne vers l'un des plus importants sites High tech européens.
Conçue de façon agréable, la ville a aussi beaucoup à offrir pour ce qui est de la qualité de vie : ses thermes, hérités de l'époque romaine, sont les plus beaux et les plus modernes d'Europe. Les rues animées d'Aix fournissent de plus une diversité et une qualité culturelles rares, alliées à de nombreuses possibilités de repos et de loisir innovantes et attirantes. (Travaux réalisés par Soraya et Mathieu)
